Autour du Col de la Chipotte

Le Col de la Chipotte, reliant Rambervillers à Raon-l'Etape et Etival-Clairefontaine, fut le théâtre entre le 26 août et le 12 septembre 1914 d'un épisode particulièrement sanglant de la bataille des Frontières. Ce sont près de 4000 soldats qui ont perdu la vie en défendant ce col, devenu aujourd'hui un véritable col-mémoire, à visiter pour comprendre et ne jamais oublier.

Hier: pourquoi défendre le Col de la Chipotte était-il aussi important ?


Après avoir brillamment repoussé les premières offensives françaises, les 6ème et 7ème armées allemandes du Kronprinz Rupprecht de Bavière et du général Josias von Heeringen se dirigent vers la trouée de Charmes.

Les armées allemandes entendent percer le front français ici, au Col de la Chipotte, le dernier contrefort montagneux avant de prendre Epinal, puis Nancy, à revers.

Si elles réussissent à franchir cet ultime rempart, plus rien n'arrêtera leur avancée, et les plaines lorraines s'ouvriront devant elles…

Côté français, chasseurs, alpins et brigades coloniales se lancent alors dans une défense héroïque de ce point stratégique, situé à proximité des villages de Saint-Benoît-la-Chipotte, Ménil-sur-Belvitte et Sainte-Barbe.

Les combats au fusil, à la baïonnette et même au corps-à-corps, sont si violents que ce lieu est surnommé "le Trou de l'Enfer" ou "le Col de la Mort".

Aujourd'hui: pourquoi visiter le Col de la Chipotte?

 

Au Col de la Chipotte, les lieux sont partout marqués de l'empreinte du souvenir, jusqu'aux vitraux des églises reconstruites dans l'entre-deux-guerres.                                                                                     

Les trois nécropoles nationales de Saint-Benoît-la-Chipotte, Ménil-sur-Belvitte et Rambervillers, un sentier de mémoire, plusieurs carrés communaux, ainsi que de multiples monuments originaux rappellent ces douloureux combats.

C'est pour cela que des historiens définissent aujourd'hui ce lieu emblématique de la bataille des Frontières dans les Vosges comme un "col-mémoire".

Nous vous invitons à partir à la découverte de ce col-mémoire à l'aide de la plaquette Se souvenir de la Grande Guerre: 18 jours en enfer, que vous pouvez télécharger ci-dessous. Une version papier de cette plaquette est également disponible auprès du Syndicat d'Initiative de Rambervillers.

Et demain… la nécropole de Saint-Benoît-la-Chipotte sera-t-elle inscrite au patrimoine mondial de l'humanité ?

 

Sous l'impulsion de l'association Paysages et sites de mémoire de la Grande Guerre, 139 sites funéraires et mémoriels du front ouest de la Grande Guerre ont présenté une candidature transnationale auprès de l'UNESCO pour être inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité.

Il s'agit d'un véritable défi pour cette coordination franco-belge, auquel se sont associées les communes de Saint-Benoît-la-Chipotte et de Sainte-Barbe, ainsi que la Communauté de Communes de la Région de Rambervillers.

Le dossier, déposé le 31 janvier 2017, est en cours d'examen par le Comité du Patrimoine Mondial de l'UNESCO.

La réponse définitive sera donnée cet été... Qui sait, la nécropole nationale de Saint-Benoît-la-Chipotte figurera peut-être bientôt au patrimoine mondial de l'humanité, au même titre que le Mont-Saint-Michel et le Château de Versailles!

La plaquette de présentation de cette candidature est disponible auprès du Syndicat d'Initiative de Rambervillers.

Informations pratiques

Télécharger la plaquette "Au col-mémoire de la Chipotte"

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